N’oubliez plus rien ! (partie 2/2 : mnémotechnique)

Dans la première partie , je vous ai présenté les fabuleux systèmes de répétition espacée. Mais avant de réviser, il faut bien commencer par apprendre ! Je vais donc m’intéresser ici à ce point fondamental dans l’apprentissage : la mnémotechnique.

Mais où est donc Ornicar ?

Vous vous souvenez tous de cette phrase qui permet d’apprendre les conjonctions de coordination (mais, où, et, donc, or, ni, car). Vous l’avez apprise il y a de nombreuses années et pourtant, elle est toujours gravée dans votre mémoire. Et ce n’est pas à cause d’une passion dévorante pour les conjonctions de coordination. Non, c’est grâce à la mnémotechnique.

Les moyens mnémotechniques sont de petites astuces qui permettent de retenir de longues listes d’informations rébarbatives facilement. Le principe est d’associer des informations facilement mémorisables aux informations à retenir, et d’apprendre la liste la plus simple. Plutôt que d’apprendre « Les conjonctions de coordination sont mais, où, …« , vous avez appris une petite phrase drôle qui les regroupait toutes.

L’idée derrière cette méthode est d’utiliser le fait que notre cerveau retient mieux les informations lorsque celles-ci sont associées à une émotion.

Grâce à la mnémotechnique, pour apprendre la vitesse de la lumière c=299 792 458 km/s, vous retenez la phrase « Ah, messagère admirable, lumière éclatante, je sais votre célérité« , qui est 20% plus cool. Vous comptez le nombre de lettre dans chaque mot : 2, 9, 9, 7,… et vous connaissez la vitesse de la lumière. De nombreux moyens mnémotechniques existent déjà pour apprendre par cœur tout un tas de choses impressionnantes. Mais vous aurez parfois besoin d’en créer vous-même.

Pour ceux qui apprennent le japonais

Si vous souhaitez apprendre les kanjis, je vous recommande le livre de Heisig, Remembering the Kanji (ou son équivalent français Les Kanjis dans la tête, aka le Maniette). Il utilise ces méthodes pour vous faire retenir l’écriture et le sens de 2046 kanjis. L’idée est de transformer les morceaux de kanjis en personnages, animaux, lieux, etc. et de retenir des histoires associées à ces morceaux.

Un exemple :

足, jambe (mot-clef associé : jambe de bois), 赤, rouge (mot-clef associé : pomme) et 跡, traces.

跡 = 足 + 赤

histoire : les pirates plantent une pomme sur leur jambe de bois pour ne pas laisser de traces. Impossible à oublier !

Pour tout le monde

Deux points clefs pour qu’un mnémonique soit efficace :

  • Émotion forte — Il doit déclencher une émotion forte. Il doit vous faire rire, vous faire peur, être impressionnant afin que votre cerveau l’imprime. Pour les kanjis, j’utilise Chuck Norris pour la clef correspondant aux êtres humains (人). Et donc je retiens plein d’histoires amusantes : 億, cent millions = 人, Chuck Norris + 意,idées, car pendant que toi tu n’as qu’une idée, Chuck Norris en a cent millions.
  • Personnel — Essayez autant que possible de créer vos propres histoires. En effet, le mnémonique est plus efficace s’il est personnel, avec des choses qui vous marquent personnellement. Pour les histoires où intervient la clef 馬, cheval, j’utilise un cheval particulier pour avoir des histoires plus marquantes. Quand vous vous appropriez les histoires mnémoniques, elles ne sont plus semblables à cent mille autres histoires, elles sont uniques. Vous les avez apprivoisées, comme le renard du Petit Prince.
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